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" Le département de l'Yonne, formé de
morceaux de la Bourgogne, de la Champagne, de l'Orléanais
et de l'Ile-de-France, ne présente pas d'unité historique.
Pourtant, il est riche d'histoire.
Occupé par les hommes depuis le paléolithique
— la station préhistorique d'Arcy-sur-Cure le rappelle —,
il fut prospère dès l'époque gauloise, puis gallo-romaine :
les thermes romains des Fontaines-Salées furent établis sur
un sanctuaire gaulois dédié aux divinités des sources salées,
exploitées, là, depuis l'âge du fer;
Sens (Agedincum) fut la capitale de cette province gallo-romaine
avant de devenir —et cela jusqu'au XVIIème siècle —
le siège d'un important archevêché
dont dépendaient les diocèses de Chartres, d'Auxerre,
de Meaux, de Paris, d'Orléans, de Nevers et de Troyes;
la voie Agrippa desservait cette région.
Au Moyen Âge, il devint haut lieu de la chrétienté :
à Vézelay, Saint Bernard prêcha la deuxième croisade,
et, plus tard, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion
s'y donnèrent rendez-vous pour partir à la troisième.
La ville de Pontigny a vu arriver des prélats anglais en lutte contre la monarchie : Thomas Becket, de 1164 à 1166 ; Étienne Langton, de 1208 à 1213 ;
et Saint Edme, qui fut inhumé là en 1240.
L'Yonne fut aussi le berceau d'hommes et de femmes illustres :
Brennus, le chef des Sénons; qui échoua devant le Capitole,
par la faute des oies ; l'humaniste Théodore de Bèze;
le célèbre architecte Soufflet; Restif de La Bretonne;
le maréchal Davout ; Pierre Larousse, auteur du Grand
Dictionnaire universel; l'écrivain Colette;
la poétesse Marie Noël ;
et l'inventeur de l'Aérotrain, Jean Bçrtin.
L'imposant château de Saint-Fargeau conserve le souvenir
de l'indomptable Grande Mademoiselle, duchesse de Montpensier.


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