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Ce qui donne une certaine unité à l'Yonne,
c'est la rivière qui le traverse du sud au nord
et dont il a pris le nom.
Les législateurs de 1790 mirent au centre le comté d'Auxerre
et y ajoutèrent des régions enlevées
aux différentes provinces qui l'entouraient :
au sud-est, on détacha de la Bourgogne Avallon et Noyers;
au nord et à l'est, la Champagne abandonna Sens,
Joigny, Saint-Florentin et Tonnerre ;
à l'ouest, Chéroy et Charny nous vinrent du Gâtinais;
la Puisaye donna Bléneau, Saint-Fargeau et Saint-Sauveur;
au sud enfin, Vézelay, la perle du Nivernais, compléta
cette étonnante mosaïque de pays très différents
les uns des autres.
Bois, prairies et riches plaines du Gâtinais,
plateau du Sénonais coupé en deux par la Vanne,
belle vallée de l'Yonne dans l'Auxerrois
aux collines couvertes de cerisiers et de vignes,
bois, étangs, pâturages et bouchures de la Puisaye,
craie et vignes du Tonnerrois,
collines arrondies et sauvages du Morvan
avec de grands bois profonds, pays riche de toutes les richesses
du sol, pays touristique par excellence,
où dans les vallées courent de belles rivières,
où des basiliques et des cathédrales, romanes, gothiques,
peuvent rivaliser avec ce que l'art français
a produit de plus beau,
rochers où les alpinistes viennent s'entraîner,
musées et bibliothèques que de grandes villes nous envient,
châteaux princiers et gentilhommières
cachées au fond des bois,
grottes préhistoriques, souvenirs de l'histoire de France,
forêts que découpent
en se jouant de petites routes tournantes,
vins blancs et rouges, fromages, cuisine renommée,
grandes voies de communication, terre et fer,
l'Yonne — à une heure de Paris — est le département rêvé
pour y passer ses vacances et y bâtir la maison
que l'on va ouvrir chaque dimanche.

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